Franck Ferrand, titulaire d’un DEA d’histoire, a forgé sa réputation en défendant des thèses révisionnistes de l’Histoire. Il est celui qui, par exemple, ose situer Alésia dans le Jura, ou la ville de Troie en Angleterre.

Bon, j’arrête ; ces deux exemples sont amplement suffisants pour situer le personnage : on peut avoir un diplôme d’histoire et être d’une profonde imbécilité. Ses thèses lui ont valu un profond mépris de la part des vrais historiens.

L’homme a des idées politiques très réactionnaires ; il admire Eric Zemmour et Philippe de Villiers. Ces proximités lui ont ouvert les portes des rédactions de CNews et de Valeurs actuelles, cela s’entend. Mais aussi d’Historia, c’est plus surprenant. Et, là, on se demande pourquoi, il a été recruté d’abord par France 3, ensuite par France 2 où il commente les étapes du Tour de France depuis 2023.

Ses sorties lui valent souvent des volées de bois vert, en raison de ses erreurs et de sa vision de l’histoire indigne d’un historien. Exemple : l’étape entre Aurillac et Villeneuve-sur-Lot du 11 juillet, alors que les coureurs traversaient la commune, il a osé : « Saint-Céré, c’est la ville natale de Pierre Poujade, qui défendait, vous savez, les petits commerçants dans les années 50. On parlait de “poujadisme”. » Sans plus de précision.

Pierre Poujade était un politicien d’extrême droite, défenseur de l’Algérie française, raciste, adorateur de Pétain, devenu ensuite proche de Jean-Marie Le Pen, élu député en 1956 sous l’étiquette poujadiste. Bref, un personnage odieux. Le téléspectateur n’en saura rien.

Est-ce ce genre de commentaire qu’attend la direction de France Télévisions ? N’est-ce pas une nouvelle preuve de la volonté de dédiaboliser le Rassemblement national ?

Franck Ferrand qui se définit lui-même comme un ‘’vieux réac’’ n’a pas sa place sur le service public. A ce stade, il faut rappeler que le racisme est un délit.

Le Tour de France, épreuve populaire, mérite d’autres commentateurs.