Benyamin Netanyahu est un menteur invétéré ; quoi qu’il dise ou qu’il fasse, la vérité finit par éclater : il est à l’origine d’un horrible génocide.

Jean-Pierre Filiu, ce professeur de Sciences Po qui a séjourné à Gaza, témoigne une nouvelle fois dans une tribune du Monde : « Durant le mois que j’ai passé, l’hiver dernier, dans la bande de Gaza, j’ai été témoin des bombardements infligés régulièrement à Rafah pour mieux la rayer de la carte. » Et il ajoute : « Désormais enfermé entre deux ‘’corridors’’ militarisés, le champ de décombres de Rafah n’est pas seulement le site de distribution d’aide ‘’inhumanitaire’’ qui vire souvent au carnage. Il est d’ores et déjà programmé pour regrouper six cent mille Palestiniens voués à être ensuite expulsés. La pire des fins pour une ville à l’histoire plurimillénaire. »

Netanyahu osera-t-il traiter Jean-Pierre Filiu de menteur ?

Pierre Barbancey, grand reporter à L’Humanité, a séjourné dans le sud du Liban proche de la bande de Gaza. La région n’a pas été épargnée par l’armée israélienne. Il en rapporte un témoignage effroyable d’un agriculteur, Nehmen Younes, du village de Qsaybeh : « Les Israéliens ont bombardé avec du phosphore blanc. Tous nos champs ont été touchés. De très vieilles oliveraies ont pris feu (…) Trente-cinq ans de peine, de fatigue, de travail pour produire des olives, des figues, voilà le résultat »

Puis, il a recueilli le témoignage d’un habitant de Zawtar, Hussein Smail, à propos de l’utilisation du phosphore blanc sur son oliveraie : « Les fruits et les branches étaient maculés. Même en les lavant on se demandait si on pouvait les presser. On a dû tout laisser. D’habitude on produit 240 kg d’huile (…)  J’ai peur que les citernes de récupération des eaux pluviales soient contaminées. »

Le phosphore blanc est particulièrement nocif pour l’être humain, provoquant brûlures et perforations de la cornée ; il rend les sols qui y ont été exposés improductifs pendant plusieurs années. L’ONU en a interdit l’utilisation en 1983 et elle classe cette utilisation en crime de guerre.

Netanyahu osera-t-il traiter Pierre Barbancey de menteur ?

Benyamin Netanyahu ose tout ; ses ministres aussi. Itamar Ben Gvir s’est rendu à la prison de Ganot, s’est introduit dans la cellule du leader palestinien du Fatah, Marwan Barghouti, emprisonné depuis 23 ans, en le menaçant et en faisant filmer la scène : « Vous ne nous vaincrez pas. Quiconque fait du mal au peuple d’Israël, quiconque tue des enfants, quiconque tue des femmes (…) nous l’effacerons ».

Netanyahu osera-t-il dénoncer un ministre qui viole les conventions internationales et humanitaires ?

La condamnation d’Israël gagne du terrain chaque jour et, pourtant, la férocité de l’armée, Tashal, ne faiblit pas. Preuve que la mobilisation doit encore gagner en intensité pour imposer la paix.