M. Lakshmi Mittal est l’une des plus grandes fortunes mondiales, estimée à 17,7 milliards de dollars. Ses activités dans la sidérurgie sont florissantes ; après une multitude de rachats de concurrents, il est devenu le deuxième producteur d’acier.
Sa filiale française, ArcelorMittal, est le résultat de fusions avec Usinor, le groupe espagnol Aceralia ou le Belge Arbed. Il détient en outre 27,5 % du capital de Vallourec.
Les bénéfices de la multinationale ont fait un bond en 2024, passant de 919 millions de dollars à 1,339 milliard, qui lui ont permis de distribuer 1 milliard de dividendes.
Son groupe est gavé d’aides diverses en France : 298 millions d’euros d’aides publiques perçues en 2023, dont 195 millions au titre de taux réduits sur les factures d’énergie, 41 millions d’euros d’allégements de cotisations sociales, 40 millions d’euros en crédit d’impôt recherche et 22 millions d’euros d’aides d’urgence.
Pour compléter le tableau, les gazettes dévoilent qu’il n’a payé que 190 millions d’impôt sur les sociétés au cours des dix dernières années.
Cela ne l’a pas empêché d’annoncer un plan de 600 licenciements dans les différents sites dans notre pays, prétextant un coût de l’énergie trop haut, des baisses de débouchés en Europe et, évidemment, la concurrence chinoise.
On attend avec impatience les réactions d’un président de la République, grand voyageur, mais qui, cependant, voulait réindustrialiser la France et relocaliser de nombreuses activités.
Alors, pour s’opposer au culot de M. Mittal, on nationalise la sidérurgie ?