Quand Dominique Seux éructe, c’est bon signe pour les salariés. Et c’est le cas aujourd’hui quand le directeur délégué de la rédaction du quotidien de Bernard Arnault, éditorialiste à France Inter et invité quasi permanent de 24 heures Pujadas sur LCI et de C dans l’air de Caroline Roux sur France 5, signe un éditorial au vitriol dans Les Echos sous le titre : « SNCF, éboueurs : stop aux chantages ».

Il se dit partagé entre tristesse et colère et envisage de créer « un agenda spécial recensant tous les préavis de grève d’ici et pendant les Jeux olympiques ».

Ce bourreau de travail est toujours prêt à vilipender ces salauds d’ouvriers qui sont toujours en grève, ces salauds de fonctionnaires qui ‘’n’en foutent pas la rame’’ et qui ont un statut incroyable. Pour lui, c’est « Touche pas à mes Jeux ». Pourquoi. Parce que ces salauds de cheminots et d’éboueurs oseraient faire grève pendant les Jeux olympiques dont le patron de Seux est un ‘’sponsor créatif et premium’’, et alors que Bernard Arnault « a mobilisé plusieurs de ses Maisons afin qu’elles mettent leur créativité au service du rayonnement du savoir-faire français ».

Moi qui croyais naïvement que LVMH avait investi dans une opération marketing, je n’avais rien compris !

Revenons à Dominique Seux, sans doute grassement payé non seulement par Les Echos, mais aussi pour ses piges royales, qui déverse toute sa morgue sur les salariés qui n’ont plus que la grève pour faire entendre leurs revendications dans un pays ou Macron a sapé le dialogue social. Pour lui, c’est insupportable.

Mais qui fera taire ces valets de ce capitalisme honteux ? Qui fera taire Dominique Seux, ce journaliste multi-employeur, riche, homme de communication de l’ultra-riche Bernard Arnault et qui n’aime pas la classe ouvrière ?