Le général Fabien Mandon est chef d’état-major des armées. Sa parole est rare. Son discours devant le congrès des maires de France n’était nullement improvisé ; sans doute le militaire avait-il reçu l’accord préalable d’Emmanuel Macron. Pourrait-il en être autrement ?
L’entendre déclamer que la Russie ne s’arrêterait pas à l’Ukraine et qu’elle préparait une « confrontation pour 2030 avec nos pays et les membres de l’OTAN » relève du pur fantasme. On est reparti dans la guerre froide et dans le délire de voir les Russes envahir Paris.
On peut penser que le général était en mission commandée par Macron pour justifier l’augmentation du budget des armées comme l’a réclamé Trump.
Mais, Fabien Mandon est allé plus loin dans le délire belliciste en faisant référence au nécessaire réarmement moral en disant : « Nous avons tout pour dissuader Moscou. Ce qu’il nous manque, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour défendre la Nation. (…) Il faut accepter de perdre nos enfants, de souffrir économiquement. Si nous ne sommes pas prêts à cela, alors nous sommes en risque. »
Ah, invoquer la force d’âme pour accepter de perdre nos enfants ! Quelle bêtise. Qui accepterait en 2025 de se sacrifier pour sauver la patrie avec la force de l’âme. On se croirait revenu aux heures les plus sombres de l’humanité.
Qui osera déclarer fièrement, aujourd’hui, « général, nous voilà ! ». Quels parents accepteront d’enterrer leurs chers enfants, fiers du devoir accompli ?
Alors que la pauvreté gagne chaque jour du terrain, qui pourra accepter de nouveaux sacrifices pour la gloire d’une prétendue « armée de référence ».
Aux ‘’va-t-en-guerre’’ adressons leur les paroles du Déserteur de Boris Vian et le poème Barbara de Jacques Prévert.
Osons reprendre avec tous les pacifistes du monde, Quelle connerie la guerre !