Roberto Vannacci est un général de l’armée italienne. Il est l’auteur d’un livre édité à compte d’auteur qui est devenu de façon surprenante le livre le plus vendu en Italie, avec 230 000 exemplaires écoulés, malgré le refus de nombreux libraires, parlant de désobéissance civile ; en revanche, il doit son succès à Amazon, moins regardant sur les idées réactionnaires…

Le général Vannacci est raciste et homophobe ; son livre, Il mondo al contrario (Le monde à l’envers) lui permet de déverser toute la logorrhée de la fachosphère.

Quelques phrases sont exemplaires de ses idées nauséabondes :

« Chers homosexuels, vous n’êtes pas normaux, passez à autre chose » (…) Le lavage de cerveau de ceux qui voudraient promouvoir l’élimination de toutes les différences, y compris celles entre les groupes ethniques, pour ne pas les appeler races (…) Paola Egonu (joueuse de l’équipe nationale de volleyball italienne) est italienne par sa citoyenneté, mais il est clair que ses traits somatiques ne représentent pas l’italianité. »

Par ailleurs, Vannacci a osé déclarer : « S’il n’est pas dans la nature de l’homme d’être cannibale, pourquoi le serait-il pour le droit à la parentalité ? Les couples arc-en-ciel ne sont pas normaux. La normalité, c’est l’hétérosexualité. Mais si tout vous semble normal, c’est la faute aux complots dulobby gay international. »

Le ministre de la défense, Guido Crosetto, fondateur du parti Fratelli d’Italia avec Giogia Meloni et Ignazio La Russa, avait relevé Vannacci de son poste de commandant de l’Institut géographique militaire, dans un sursaut de lucidité.

Mais voilà que notre général vient d’être réintégré avec une belle promotion de chef d’état-major du commandement des forces opérationnelles terrestres. Sans doute doit-il remercier Giorgia Meloni, qui a été élue pour son adhésion au fascisme et son admiration pour Mussolini.

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, n’a pas hésité à participer à Florence dimanche dernier à un meeting organisé par le vice-président du conseil italien, Matteo Salvini avait réuni toutes les composantes de l’extrême droite européenne, raciste, homophobe, complotiste, identitaire, antisémite. Le jeune supplétif de Marine Le Pen n’a pas paru gêné outre mesure. A-t-il rapporté le livre de Roberto Vannacci ?

Sans commentaire ? Un seul, en France, le racisme est un délit.