Le méprisant de la République a inondé son entourage (ce qui en reste) des fameux éléments de langage que chacun est chargé de délivrer tout au long des entretiens dans les médias. Partout où ils seront repris pour les transformer à force de redites en idées dominantes et en évidences.

Le méprisant de la République reste fidèle à sa ligne de conduite : il continue à mépriser les électeurs qui ont voté en masse pour le Nouveau Front populaire, les députés, les partis politiques qui ne lui ont pas fait allégeance, les salariés qui ont font confiance à leurs syndicats, etc.

Emmanuel Macron, donc, ne reconnaît pas sa défaite et fait répéter à longueur de discours que le Nouveau Front populaire ne peut pas gouverner. L’idée n’est pas seulement saugrenue, mais elle est osée dans la bouche d’un homme qui a réussi à faire adopter des lois sans majorité, à coup de 49-3.

Son illustre ministre des finances, lui, répète que le programme économique du NFP mènerait la France à la faillite, alors qu’il a réussi à endetter la France comme jamais et à faire dégrader la note du pays.

Ces gens-là ne manquent pas de culot !

Curieusement, dans le même temps, ils ont fait appel aux fameuses agences de notation et Moody’s, gardienne des dogmes d’austérité pour les pauvres et de cadeaux pour les riches, sort du bois la première. Elle fait savoir que l’abrogation des réformes des retraites et de l’assurance-chômage entraînerait ipso facto la dégradation de la note de la France.

Où l’on constate que, effectivement, la bourgeoisie ne lâche rien. Et ne respecte pas le verdict des urnes.

A quelques jours du 14 juillet, 235e anniversaire de la prise de la Bastille, il est plus que jamais nécessaire de reprendre les paroles de la Marseillaise pour ne pas se laisser voler un succès électoral, même étriqué. Dans les usines, tous les lieux de travail (ou de vacances), dans les rues. Seul un soulèvement fort et uni, puissant, permettra au Nouveau Front populaire de mettre en œuvre son programme de rupture avec l’ultra-libéralisme.

A ceux qui scandent « Touche pas à mon fric », le peuple doit répondre « Tout est à nous, rien n’est à eux ». Comme en 36 !