Benyamin Netanyahu met en avant en toutes circonstances le droit pour Israël de se défendre. L’argument a été repris par Emmanuel Macron.

Le droit de se défendre ouvre-t-il tous les droits, y compris celui de bombarder un pays comme l’Iran, au prétexte qu’il serait sur le point de détenir l’arme nucléaire, que les négociations avec les Etats-Unis piétinent, que le régime liberticide et obscurantiste des ayatollahs est affaibli et, enfin, que plusieurs pays vont reconnaître la Palestine et faire pression sur Israël pour lui demander de cesser son génocide à Gaza ?

Non, cent fois non.

Netanyahu a du sang sur les mains ; il est un dangereux personnage qu’il faudra bien juger pour ses crimes. Et cela même s’il obtient la chute du régime des ayatollahs.

Donald Trump, l’ami de Netanyahu, déploie la Garde nationale et l’armée à Los Angeles, prétextant que le gouverneur de Californie et la maire de la ville sont très incompétents.

Trump foule aux pieds la Constitution et les lois et ment en tentant de justifier ses décisions antidémocratiques. Il discrédite les élus démocrates, au risque de brouiller les facultés de ceux qui se reconnaissent dans la folie du président.

La surenchère verbale Trump n’a plus de limite et les esprits faibles y trouvent des encouragements à passer à l’acte.

Une élection à la présidence d’un pays comme les Etats-Unis qui regorge d’armes donne-t-elle le droit de s’affranchir de toute éthique et d’encourager la violence.

Non, cent fois non.

Le retour à la loi du plus fort a tué des milliers d’Indiens dans la marche d’immigrés vers le Far West ; de même elle a permis à Israël d’étendre son espace vital en chassant chaque jour des Palestiniens de leur village de Cisjordanie. Pour autant, la loi du plus fort n’a jamais eu de légitimité.

Aux Etats-Unis comme en Israël, les dirigeants ont ouvert la porte à tous les débordements possibles. Il faut condamner cette politique d’un autre âge, mais aussi venir en aide aux oppositions en rappelant les termes de la Déclaration des droits de l’homme. Si, pour Netanyahu et Trump, ils ne valent rien, il faut bannir de la scène internationale en toutes occasions ces esprits pervers et cyniques.

Le chemin sera long, mais nous devons exiger de revenir à un principe simple, le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. C’est-à-dire réaliser une véritable révolution copernicienne pour rétablir le bonheur d’un monde sans conflit et harmonieux.