Les Britanniques ont fait l’expérience de la privatisation des transports ferroviaires pendant 30 ans. Résultat ? Ils sont excédés des dysfonctionnements et des prix ; le gouvernement travailliste de Keir Starmer a fini par admettre l’ineptie de la privatisation : il a renationalisé la South Western Railway le 25 mai.
Les autres régions reviendront dans le service public à l’expiration des concessions aux opérateurs privés jusqu’en 2027 ; les prochaines opérations auront lieu de 10 juillet et en octobre.
La situation outre-Manche devrait nous inciter à réfléchir et à interpeller cette droite revancharde et rétrograde qui est actuellement saisie d’une frénésie de privatisation : chemins de fer, RATP et bientôt métro, à l’image de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, prête à brader tous les services publics.
Keir Starmer n’est pas un grand révolutionnaire, mais il a osé revenir sur ce qui caractérise la politique libérale : ‘’tout pour le privé et haro sur le service public’’.
Remarquons au passage qu’il a fallu quand même 30 ans aux Britanniques pour se rendre compte que la politique économique brutale initiée par la baronne Margaret Thatcher, « There is no alternative » (il n’y a pas d’autre choix), était anti-sociale.
Si nous voulons éviter de renouveler l’expérience douloureuse des Britanniques, autant le faire avant qu‘il ne soit trop tard ; agissons maintenant en prenant le bon train.