La revue américaine Jacobin le dit et l’écrit : « La présidente de l’UE, Ursula von der Leyen, a signé un accord commercial humiliant et inégal avec les États-Unis. Les conditions imposées par Donald Trump reflètent le statut de vassal de l’Europe, partenaire de plus en plus subalterne de l’empire américain. »

Ces quelques lignes sont dédiées à ceux qui tentent de faire croire qu’il n’y avait pas d’autre solution que de signer un accord aussi léonin, y compris à la grande bourgeoise Ursula von der Leyen.

Le ministre du commerce extérieur, le parfait inconnu Laurent Saint-Martin, a déploré « un autre déséquilibre commercial (…) Celui des services et notamment des services numériques. » Comme s’il y avait encore des marges de manœuvre.

Trump n’a rien oublié, car il sait que ses entreprises américaines utilisent un artifice grossier : le droit d’utilisation de la marque versé par les filiales américaines en France et en Europe à la société-mère. Imparable. Des sommes énormes sont ainsi versées chaque année aux grands groupes de l’autre côté de l’Atlantique. Toutes y ont recours, y compris les cabinets comme McKinsey, bien connu d’Emmanuel Macron. Le président américain doit encore en rire.

En revanche, il reste une inconnue, la culture et les produits culturels, cinéma, télévision, livres, etc. qui n’ont fait l’objet d’aucune mention. S’agit-il d’un oubli ou d’une volonté délibérée de Trump de trouver une solution pour continuer à déverser l’idéologie américaine sur le continent et vassaliser davantage l’Europe.

Rachida Dati, qui a d’autres préoccupations urgentes que la culture en ce moment, ne s’exprime pas sur le sujet. Etonnant, non ?