Emmanuel Macron, ci-devant président de la République, et son premier ministre, exécutant de ses basses œuvres, vont laisser la France dans un piteux état, avec une dette énorme, un chômage en hausse, un pouvoir d’achat en baisse. La colère gronde dans le peuple. Néanmoins, on peut s’interroger : la colère se traduira-t-elle en votes favorables à une quasi ‘’révolution’’ du système libéral ? Rien n’est assuré, d’autant plus que la gauche se chamaille vertement.

L’extrême droite, elle, est à la pointe de la bataille idéologique pour défendre un système à bout de souffle mais qui creuse les inégalités. Sur un fond de racisme (très) inquiétant.

Les racistes ne manquent donc aucune occasion pour avancer leurs idées nauséabondes dans le débat public.

Eric Zemmour, multi-condamné pour provocation à la discrimination raciale, à la haine raciale, à la haine religieuse, à la haine contre les migrants, pour diffamation, injure à caractère raciste, etc. est le parfait exemple de l’immense mansuétude des médias vis-à-vis des ultra-réactionnaires. Zemmour saute sur toutes les occasions ; il vient d’insulter Kylian Mbappé en direct sur BFM TV, sans que les journalistes ne l’interrompent ; ceux-ci sont à la recherche de ‘’bons clients’’ pour créer du ‘’buzz’’ et donc de l’audience, Zemmour en est un. Peu leur importe que les saillies des racistes relèvent de la justice.

Quant à Zemmour, ses condamnations sont une occasion de faire parler de lui. Les chaînes sont ses alliées et donc condamnables comme lui.

Il y a réellement un danger raciste en France aujourd’hui.

La ville de Carcassonne, qui a élu un maire du RN au printemps, en est la plus terrible illustration. Trois événements en apportent hélas la preuve. Un aumônier militaire a fustigé les gauchistes appelés à respirer par le nez et dénoncé « ceux qui mangent de la graine ». Il a prêché le retour des croisades devant un parterre hilare de soldats d’un régiment de paras.

Qu’attend le Vatican pour excommunier cet odieux personnage ?

Quelques jours plus tôt, était dévoilée une vidéo dans laquelle un policier municipal tenait des propos racistes, homophobes et complotistes. Puis, plus tard, c’était un agent de la police nationale qui, devant les caméras, jetait violemment à terre un jeune sans-abri.

Le danger raciste est partout et la parole raciste se libère comme jamais. Pas seulement à Carcassonne.

Les médias ont une large part de responsabilité dans la montée du racisme, de l’homophobie en banalisant les voix d’extrême droite. C’est pourquoi les recrutements de journalistes issus de publications immondes par le service public, radio et télévision, comme Charles Sapin ou Eugénie Bastié, sont autant de provocations. C’est pourquoi les invitations répétées dans les émissions des Zemmour, Onfray, Ménard, Finkielkraut, Houellebecq, Elisabeth Lévy, etc. participent à la banalisation des idées de la droite extrême.

Les démocrates ne doivent rien attendre de Macron, Lecornu, ou des Retailleau, Wauquiez, et encore moins de Le Pen, etc. C’est donc au peuple de dénoncer ce racisme sans limite et de retrouver la voie de la fraternité, celle qui figure sur tous les frontons des établissements publics.