Benyamin Netanyahu ment quand il prétend ne viser que le Hamas à Gaza et le Hezbollah au Liban faisant des centaines de victimes innocentes ; il ment quand il assure ne pas avoir été averti de l’attaque du 7 octobre 2023.

La direction de Radio France ment quand elle prétend que l’arrivée de Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles, sur France Inter est compatible avec les valeurs de pluralisme du service public.

La direction de France Télévisions ment quand elle supprime de sa plateforme la carte blanche donnée à Adèle Haenel en conclusion de La Grande Librairie au prétexte que la prise de position de la comédienne sur le génocide en Palestine n’a pas pu être contrebalancé par plusieurs points de vue imposés par son cahier des charges.

On pourrait ajouter quelques autres mensonges et dresser un inventaire à la Prévert de l’art du mensonge aujourd’hui.

Un ajout tout de même, parce qu’il est trop énorme, celui de Donald Trump s’engageant à verser 5000 dollars à chaque citoyen américain majeur en cas de victoire des républicains lors des ‘’midterms’’.

Quand je m’interroge sur la vie politique et que je cède à la colère ou au désespoir, je me replonge dans les œuvres de José Saramago. J’ai retrouvé un texte de 2008 dans lequel il écrit :

« Il y a quelque temps, un politicien portugais, qui avait alors des responsabilités au gouvernement, a déclaré à qui voulait l’entendre que la politique est, en premier lieu, l’art de ne pas dire la vérité. Le pire, c’est qu’après qu’il eut dit cela, pas un seul politicien, que je sache, de la gauche à la droite, n’est venu le corriger en disant que, non monsieur, la vérité devra être l’objectif unique et ultime de la politique. Pour la simple raison que ce n’est qu’ainsi que les deux pourront être sauvées : la vérité par la politique, la politique par la vérité. »

C’est fou que la lecture de Saramago arrive à me réconcilier avec la politique et à me faire honnir ces politiciens qui ne connaissent que le mensonge.