En 2020, les Français avaient été invités à ouvrir leurs fenêtres entre 19 et 20 heures et à applaudir pour remercier le personnel soignant confronté à la pandémie du coronavirus. Les citoyens ne découvraient pas le courage des soignants, mais ils voulaient manifester une solidarité élémentaire mais juste.

En 2026, aucun appel n’a été lancé pour remercier les pompiers qui luttent contre les pires feux de forêts. Pourtant, les pompiers le mériteraient bien, car leur bilan est, hélas, très lourd. Rien qu’en Gironde, on compte deux morts, Anthony et Wilfried, piégés dans un véhicule d’intervention à proximité de Mérignac, et 84 blessés, dont plusieurs ont dû être hospitalisés, dans leur lutte contre l’enfer du cap Ferret.

Ces pompiers sont admirables de courage. Depuis des années ils dénoncent les manques de moyens, humains et matériels, mais ils n’’abandonnent rien.

Ils dorment de manière précaire et ils repartent à l’assaut des flammes pour tenter de sauver chaque maison.

Soignants et pompiers peuvent être réunis dans les mêmes louanges ; au-delà des remerciements, ils sont les premiers à dénoncer un système qui ne peut plus durer, c’est-à-dire l’abandon des services publics les plus nécessaires à la vie.

Alors, applaudissons aussi les pompiers pour que le lourd bilan d’aujourd’hui serve à changer ce capitalisme où seuls les ultra-riches sont à l’abri.