J’ai honte pour eux ; mais eux n’ont pas honte. Qui sont ces ‘’eux’’ ? Les politiques qui se sont succédés aux affaires de l’Etat en faisant du néolibéralisme le dogme absolu et définitif depuis 50 ans.
Ils ont mis le pays en péril en asphyxiant tous les services publics, c’est-à-dire l’école, les hôpitaux, les transports, la sécurité, etc.
Ils ont adapté les lois aux ‘’besoins’’ des grands groupes multinationaux, dirigés par des ultra-riches méprisant le peuple : réduction incroyable de l’impôt sur les sociétés, crédit-impôt à la recherche sans contrôle, évasion fiscale, etc.
Ils ont même démantelé les services publics jugés rentables pour les privatiser au seul bénéfice des grands groupes (encore eux).
Résultat, le pays s’endette et la vie est de plus en plus difficile pour ceux qui n’ont que leurs mains ou leur cerveau à offrir aux grands groupes en contrepartie d’un maigre salaire (puis d’une pension de retraite famélique).
Ce qui reste de services publics est à l’agonie et on en a la démonstration avec la succession de feux de forêts d’un été caniculaire.
Les pompiers ne cessent de dénoncer le manque de moyens et le gouvernement en est réduit à une pitoyable campagne de communication en vantant les mérites de l’A400 transformé en porteur d’eau. Par ce subterfuge, ils tentent de cacher l’état lamentable des ‘’Canadair’’ encore en état de voler.
Le mensonge est gros, mais c’est la seule réponse aux critiques qui montent de toutes parts face à la pire catastrophe de ces dernières années, qui détruit les forêts, les habitations en entraînant un déplacement de population comme le pays n’en avait jamais vu.
Les pompiers, formidables de dévouement et d’abnégation, sont harassés pendant que le président de la République et le gouvernement multiplient les réunions dérisoires. Autour des ‘’soldats du feu’’, la solidarité s’organise et force l’admiration pour venir en aide aux déplacés, sans relais adaptés aux besoins au niveau de l’Etat.
Les forêts brûlent, d’innombrables maisons aussi et j’ai honte pour ceux qui sont censés gouverner (donc prévoir). Eux n’ont pas honte : ils continuent à mentir au peuple.