Ce n’était que du football et pourtant la défaite de l’équipe de France contre l’Espagne en demi-finale de la coupe du monde prend des allures de catastrophe nationale.

Les joueurs et les supporteurs en rêvaient de cette coupe ; ceux qu’on nomme les Bleus étaient couverts de compliments et on louangeait leur supériorité. Plus dure est la chute !

L’équipe d’Espagne et son football soporifique ont ridiculisé les joueurs français. Comment expliquer que ce football virevoltant et enthousiasmant de Mbappé, Dembélé et Olise soit anéanti à ce point ?

Les explications sont diverses, parfois contradictoires, prouvant ainsi que le jeu de football n’est pas une science exacte et que les joueurs ne sont pas des robots.

Pour ma part, je considère que la défaite de l’équipe est à mettre totalement au compte de l’entraîneur, Didier Deschamps (qui a trouvé le moyen de s’en prendre à l’arbitre).

Il a un palmarès époustouflant, mais quel gâchis aussi, quand la France a un tel réservoir de joueurs d’exception. Objet de critiques virulentes pour ses choix d’un jeu défensif, il avait fini par se résoudre à s’orienter vers un football plus offensif pour libérer tous les potentiels créatifs de Mbappé, Dembelé et Olise.

Ses choix ne sont jamais allés au bout de leur logique, avec le résultat qu’on connaît aujourd’hui.

Didier Deschamps va quitter son poste à l’issue de cette coupe du monde et c’est tant mieux. Ceux qui l’ont maintenu à son poste ont leur part de responsabilité.

Maintenant, on peut espérer trouver enfin un sélectionneur à la hauteur du talent des joueurs d’exception. Le jeu de football doit être réhabilité, avec ses moments sublimes de créativité, d’envolées, de passes lumineuses et de buts d’anthologie.  

Pour éviter une nouvelle catastrophe nationale.