Drôle de finale que celle du Mondial 2026 ! Un seul but, et encore après 117 minutes de non-match entre une équipe d’Argentine ultra-défensive, multipliant les fautes et les incidents et une équipe d’Espagne égale à elle-même, c’est-à-dire monopolisant le ballon et jouant à la passe à dix.

Au bout de l’ennui, les Espagnols ont exulté et les Argentins ont pleuré.

Ainsi va le football en 2026, qui a accouché d’une petite finale, d’un petit champion, mais qui a dégagé des profits monstrueux (plus de 9 milliards de dollars). La compétition a eu son lot de polémiques et hélas de racisme, où Trump a joué un rôle éminent.

Le quotidien sportif, L’Equipe, loue les mérites de l’Espagne et exalte son football, qui ressemble à celui que prônait Didier Deschamps avant de découvrir que Mbappé, Olise, Dembélé, Doué, Barcola et quelques autres avaient de quoi présenter une autre idée du football, créatif, imaginatif et efficace. Même si elle ne fait pas toujours gagner.

L’équipe d’Espagne irrésistible ? Non, elle pratique un football qu’on a le droit de ne pas aimer.

Aux journalistes du seul quotidien sportif, je voudrais rappeler la réponse qu’Antoine Griezmann faisait il y a quelques années à la question « Quelle est la clé pour aller loin ? » :

« La clé, même si c’est très ennuyeux, c’est la défense, être une équipe solide, dure dans les duels, très bonne défensivement, c’est ça qui va nous permettre d’aller le plus loin possible. C’est chiant à regarder, mais c’est comme ça, ça fait gagner. »

La finale 2026 aux Etats-Unis a donc été chiante à regarder, mais c’est l’Espagne qui a gagné. D’un seul petit but, après prolongations. A la Didier Deschamps d’hier.

Le chauvinisme trouve sa place dans ce climat délétère, mais pas le vrai football.