Le mouvement lycéen, suivi des mouvements étudiant, gilets jeunes et salariés n’est pas né spontanément ; il est le point final de dix de gestion de la société française par le plus violent président de la République qu’on ait connu.

Il a achevé les sales boulots de ses prédécesseurs : casse des systèmes de santé, d’éducation (du primaire au supérieur), des transports, en sombrant dans la violence. Incapable de répondre aux légitimes revendications de toutes les couches du peuple, il répond par les matraques et grenades des policiers.

La violence d’Etat a fait reculer la démocratie et celui qui prétendait faire barrage au RN a peut-être préparé son accession à l’Elysée.

Son seul mérite aura été de permettre aux lycéens d’inscrire les questions sociales et sociétales dans la campagne présidentielle ; les différents candidats en sont restés coi. La société est en crise et ils voulaient l’occulter. Raté.

Il est urgent de voir apparaître une nouvelle génération d’élus au service du peuple et d’institutions véritablement démocratiques, en bousculant les défenseurs d’une société dans laquelle les services publics n’ont plus de place et où les inégalités sont grandissantes et insupportables.

Ils veulent perpétuer une société injuste quand le peuple, lui, ne parle que de communs et d’idéaux fraternels, dans une ambiance joyeuse, festive, où les couleurs de peau, les origines ne sont plus considérées comme un handicap, voire une honte, où on ne parle plus de sauvageons, mais de porteurs d’avenir lumineux.

Dans cette société que portent les lycéens et étudiants, il n’y a pas de place pour le RN et la droite, le racisme, l’exclusion et la répression, les chaînes d’information en continu au service d’une idéologie rance.

Alors, merci les lycéens de nous réconcilier avec l’avenir.