Aux Etats-Unis, un décret de Donald Trump a été intitulé : « Eradiquer les préjugés anti-chrétiens », dans lequel il est dit que les politiques de Biden en faveur de l’affirmation du genre étaient anti-chrétiennes.

La ‘’fake news’’, comme on dit outre-Atlantique, n’a pas échappé à Sarah Barringer, une chercheuse en histoire et littérature médiévales de l’université de l’Iowa, qui, dit-elle, « a trouvé des preuves d’une longue histoire dans le christianisme de ce que l’on pourrait aujourd’hui appeler des saints ‘’transgenres’’ ». 

Dans un article relayé par The Conversation, Sarah Barringer écrit : « Parmi les 34 saints originaux, au moins trois ont acquis une grande popularité dans l’Europe médiévale : sainte Eugéniesainte Euphrosyne et saint Marinos. Tous trois sont nés femmes, mais se sont coupé les cheveux et ont revêtu des vêtements masculins pour vivre comme des hommes et entrer dans des monastères. »

Elle affirme même que « le christianisme honorait la sainteté de ces saints transgenres ». Puis, citant d’autres chercheurs, elle relève que « la transidentité n’est pas seulement compatible avec la sainteté ; la transidentité elle-même est sacrée ».

Donald Trump va avaler en même temps son hostie et sa balle de golf.

En conclusion, elle assène un véritable camouflet aux réactionnaires obscurantistes qui, de Trump à Orban, en passant par Bruno Retailleau et, derrière lui, tous les prétendus catholiques intégristes de la Marche pour tous, sont entrés en guerre contre l’égalité des droits des communautés lesbienne, gai, bi, trans, intersexe, asexuel et queer : « Sur la base de ces récits, je soutiens que le christianisme a une histoire transgenre dont il peut s’inspirer et de nombreuses occasions d’accepter la transidentité comme une partie essentielle de ses valeurs. »

Amen.