L’arrêt de la chaîne C8 n’est qu’une demi-victoire. Pour la liberté d’expression. Sur Bolloré et son idéologie funeste.
Demi-victoire donc ; d’une part, la puissance du groupe Bolloré n’est que partiellement atteinte ; d’autre part, on n’en a pas fini avec le bouffon de Bolloré, Cyril Hanouna.
Ce grossier personnage, condamné de multiples fois, sanctionné davantage encore par l’ARCOM (7,6 millions d’euros d’amendes), va rebondir dans le groupe M6, plus précisément sur la chaîne W9 et sur Fun Radio.
Les patrons du groupe n’ont pas hésité un seul instant pour embaucher Hanouna car il est censé faire de l’audience et attirer les annonceurs publicitaires. Pour eux, l’argent n’a ni l’odeur du scandale, ni de l’idéologie réactionnaire !
Rien d’étonnant à cela, le groupe M6 est la filiale de RTL Group, lui-même filiale du groupe Bertelsmann, qui collabora avec le régime nazi de 1933 à 1945. La Fondation Bertelsmann reste l’actionnaire principal de cette pieuvre et à ce titre, elle détient plus de 48 % des parts du groupe M6 (aux côtés de CMA CGM de Rodolphe Saadé, avec plus de 10 %).
Le transfert d’Hanouna vers le groupe M6, s’il est une demi-victoire, n’est qu’une demi-surprise. Aujourd’hui, le patronat des grands groupes a fait un choix idéologique, de l’ultra-libéralisme et de la cohabitation possible avec le RN, comme l’a fait le patronat américain avec Trump. Il ne combattra donc pas les idées fascisantes ; il en assumera la diffusion. Et, dans ce système, Hanouna aura toujours une place.