Charles Sapin, valetaille de Valeurs actuelles multipliant les ‘’unes’’ racistes, ose se comparer à la bête du Gévaudan, dans un long message où il déverse toute sa morgue pour dire qu’il ne pourra pas lire ses éditoriaux sur France Inter. Le mythe de la bête a duré et inspiré de très nombreux ouvrages et même le cinéma. Charles Sapin, lui, tombera vite dans les poubelles de l’histoire.

Dans son message, il éructe et vilipende les « assauts de syndicats tout-puissants » à Radio France, « l’ouïe fine des cortèges ‘’antifascistes’’ », « cette brillante innovation démocratique : la censure préventive ». Bref, il a plongé sa plume serve dans la logorrhée d’extrême droite la plus basique, la plus exécrable.

Pourquoi tant de phrases aussi médiocres si « mon cas personnel importe peu ». Sinon saisir une nouvelle occasion pour fustiger « des forces anti-républicaines, jusque dans le temple qu’est France Inter ».

Il se dit victime de délit d’opinion quand le racisme inhérent à Valeurs actuelles lui a valu de multiples condamnations. Il déplore que la direction de Radio France « ait décidé d’ainsi rendre les armes », quand c’est justement ce qu’il nomme une « minorité radicalisée » (mais une majorité d’opinion) qui a contraint Sibyle Veil à préserver le pluralisme de France Inter. Merci à ceux qui ont osé dénoncer ce qui aurait été une défaite du droit à être informé justement et complètement, quand la sphère dirigeante de la station avait failli.

L’extrême droite affiche toujours la question du pluralisme pour justifier ses demandes réitérées d’être traitée comme les autres courants d’idées et la nomination de Charles Sapin n’était que la suite logique du rapport Alloncle.

La bête du Gévaudan, version 2026, peut éructer, il n’y aura pas de ‘’mandement de l’évêque de Mende’’ pour appeler les foules à punir les vrais démocrates qui militent pour un journalisme fort et indépendant.